gabriel saloman
movement building vol.1
shelter presssp051
distribution : metamkine
12"
Deux pièces pour la danse composées pour "Re-Marks on source materials" par la chorégraphe Daisy Karen Thompson. Deux pièces d'un gros quart d'heure chacune. Deux pièces ambiantes, aux percussions entraperçues sur son disque "Soldier's requiem" (Miasmah recordings). Dans ce même esprit de marche à mon goût. Des percussions qui arrivent sur un tapis de longues plages aériennes, dans un esprit labradfordien dont je parlais déjà au sujet de ce même "Soldier's requiem". Ces percussions s'inspirent d'avantage des musiques traditionnelles, rituelles, aux frappes sèches et rapides. Sur la deuxième pièce on reste sur ces plages ambiantes, dans cet esprit du label Kranky, Aix Em Klemm et Stars of the Lid en tête. Un drôle d'effet qui nous rappelle que cette scène ambiante vaporeuse a finalement marqué plus qu'on ne le croit les nouvelles générations. Il y aurait une suite à ce disque sorti en maxi vinyle, je resterai curieux de l'entendre. La fin de cette deuxième pièce nous rappelle quant à elle que le garçon vient aussi de la scène post-noise américaine au sein des Yello Swans. M'a davantage intéressé que son "Soldier's requiem". 
 
 
 
 
 
cyrille lanoë
toma gouband / cyril bondi
hi no tori
insub.rec.04
téléchargement
Pour cette pièce d’un seul tenant mais organisée en séquences, les deux percussionnistes ont opté pour une simplicité lisible tant au niveau de la forme que du contenu. Ce dernier se divise en deux catégories : d’une part des matériaux granuleux et constants et d’autre part des ponctuations voire des scansions. C’est donc un monde binaire où se superposent l’horizontal et le vertical, et où alternent l’activité et le silence que l’auditeur est convié à observer. Aucune note d’intention dans le livret sinon un ensemble de photographies détaillant ce qui est sans doute le matériel utilisé : pierres et végétaux d’un côté ; graines, tiges, barquettes d’aluminium, coquillages, etc. de l’autre côté. Les uns, frottés, raclés, frappés, les autres subissant les vibrations directes ou indirectes produites par un haut-parleur. Ce qui est visible, c’est aussi le balancement ou l’antagonisme entre le retard pris par les matériaux agis par ce haut-parleur et le clair cheminement de la main qui frappe ou qui racle. Sont ainsi réunies comme deux visions du travail : le travail assisté et le travail manuel avec le sentiment que l’homme assisté par l’outil prend du retard sur l’instant, le laissant paradoxalement appauvri devant la vélocité du geste direct. Plus qu’un dialogue entre les deux musiciens, on peut y voir un conflit, non pas conflit esthétique mais conflit politique où le choix et la manipulation des outils/instruments font apparaître deux visions distinctes mais qu’heureusement, ici, rien n’empêche de se superposer.

http://insub.org/rec04/
baku