NO ASK LÉVRIER

LES HAUTS DE PLAFOND

SATI CHAPO SC01

Distribution : Bimbo Tower

LP/CD

Première surprise, je reçois sans l’attendre dans ma boite aux lettres, une enveloppe format clairement 33t. Deuxième surprise, celle-ci contient le nouvel album du duo parisien LES HAUTS DE PLAFOND. Pourquoi cette deuxième surprise vous demandez-vous ? Parce que le morceau « La Passionata » tiré de leur premier album sur Sonore, se trouvait très souvent sur ma playlist de mixes plus ou moins endiablés, dans des bars plus ou moins bien fréquentés. En tout cas ce sample ravageur du titre de Guy Marchand fonctionne très bien sur cette electronicassegueule. Voilà donc à quoi j’associais depuis un bon moment ce duo sans prendre de nouvelles depuis. Ils se sont fendus d’un bel objet autoproduit, un vinyle à la pochette carton découpée en croix pour une ouverture en quatre volets triangulaires, accompagné de son équivalent Cd. Et les animaux ont toujours la cote dans le milieu indé français pour ce qui est des visuels. Un peu particulièrement en electronica si je peux dire. Après les oiseaux en pagaille, le lévrier. Pour en revenir au premier album, j’étais donc resté sur une electronica aux collages de voix, de vieux disques rayés, de bricolages sonores en tout genre dans une pointe électroacoustique. Mais surtout à la manière si je peux me permettre, de People like Us ou Kevin Blechdom. Sur la scène française, ce duo me fait penser à Hypo. Le tout dans un léger enrobage exotica proche de Tipsy. Clairement, ils se rangent dans une electronica ludique, aux constructions parfois krautrock sur « Mies Lentää hiekka ». Faite de collages tout en douceur et dérision, de basses industrielles répétitives sur « Hörsty(ie)l », dans un post-rock qui me rappelle un autre duo parisien, qui use aussi (dans le bon sens du terme) du collage de voix, Melmac. Ils se lancent même dans un hip hop lo-fi qui termine en rock and roll on ne sait comment sur le meilleur titre du disque, et le dernier, « Jugoelektro ». Ce disque restera toujours pour moi une surprise, un sympathique moment sans prétention qui fait du bien.

CYRILLE LANOË

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