SPLIT

L’ÉCHELLE DE MOHS / SOLAR SKELETONS

BRUITS DE FOND

Distribution : Metamkine

CD

Une pléiade de labels français, pour la plupart originaires des alentours de Poitiers, se sont associés à la sortie de ce
split entre deux formations, dont une poitevine bien sûr. Les labels en question sont Theatre Records, Bruits de fond, L’Échelle de Mohs, Saucisses Lentilles Records, Aïnu, et Misouri. Rien que ça. Les formations donc : L’Échelle de Mohs, trio noise de Poitiers. Vous avez déjà pu lire des chroniques des disques solo de Fabrice Favriou ou de Thomas Tilly (alias Tô) dans ces mêmes colonnes. C’est accompagné de la chanteuse et accordéoniste Claire Bergerault qu’on les retrouve, Thomas et son dispositif de micros de contact, haut-parleurs et disques vinyles, Fabrice à la guitare, batterie et objets. Leur titre en deux parties, “France ferrugineuse”, attaque pied au plancher avec une impro totale toute en déflagrations noise, sur une batterie très free, une voix plaintive et des boucles de vinyles assez postindus, le tout dans un esprit rock déglingué. Ces boucles viennent “apaiser” l’atmosphère en plein milieu de la bourrasque, avant de repartir au combat pour une deuxième partie sur les nerfs, prête à cogner sur tout ce qui bouge, dans un road-movie qui virerait au cauchemar. Ces trois-là mettent les mains dans le cambouis et ça s’entend. Du très bon. En l’écoutant dans cet ordre, dur, dur pour SOLAR SKELETONS de passer après cette tornade. Il me semble que c’est un duo de Bruxelles, armé, et ça c’est sûr, de synthés Kawaï, Korg Ms100, trompettes, batteries, voix, samples… Toute une artillerie aux ordres d’un krautrock un poil électro, munie d’ambient lo-fi et de guitares répétitives assez Shoegaze d’une part. Le problème c’est qu’on a entendu ce genre de choses à maintes reprises, bien souvent rangées dans le bac electronica. De Seefeel à Fourtet par exemple. Leur contribution à ce split intitulée “Lies & Heresy” se terminant d’autre part, sur une techno assez dark, braillard comme du Atari Teenage Riot. Vraiment, mais alors vraiment pas mon truc. Ça me donne plutôt envie d’aller écouter un bon vieux Ministry et d’oublier vite ce que je viens d’entendre. Dommage.

CYRILLE LANOË

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