JULIEN OMEYER

UNE NUIT D’ÉTÉ AU TEMPLE DES MÈRES ACIDES

BANDCAMP – 2026

Julien Omeyer est de ces guitaristes aux doigts enflammés, capable de jouer tout le répertoire des musiques pour six cordes, de JimiHendrix à Nanjo Asahito, d’Andrés Segovia à John Fahey, quand la rosace devient un vortex, un trou noir ouvrant sur des univers kaléidoscopiques. Il a récemment accompagné Acid Mothers Temple, cette famille de freaks nippons, lors d’une tournée en France, et le plus souvent il pose ses sons précis derrière la voix d’Emiko Oka, reprenant avec elle un répertoire de chansons folkloriques japonaises, l’accompagnant à la guitare électrique ou au biwa. Une nuit d’été au temple des mères acides est une longue improvisation qui se développe lentement, durant laquelle le son de sa guitare passe d’une texture ondulatoire et fluide à un chaos bruitiste enfiévré. Guitare chaotique qui évoque celle de Keiji Haino : même façon d’en repousser les limites, de s’arracher des grilles d’accords standards, de laisser filer ses doigts le long de son intuition. Julien Omeyer à tout du guitar hero, à la façon d’un Jimmy Page ou Makoto Kawabata, aimant le théâtre du rock comme un appel au voyage, à l’errance psychédélique, il a un lien viscéral à son instrument, à son histoire. Passeur, se tenant sur un fil, d’un côté les musiques rock, de l’autre celles d’Orient, entre improvisation et composition.

Michel HENRITZI

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